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Bleuemer
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Bleuemer

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MessageSujet: Généralités   Ven 23 Nov - 18:32

Faune marine
La faune des Océans est beaucoup plus riche que la flore, car il n'est aucun point du globe ou cette faune ne soit représentée par des organismes appartenant à presque tous les groupes du règne animal depuis les Mammifères jusqu'aux Protozoaires. Cette abondance de la vie animale est remarquable par son uniformité relative : elle est à peu de chose près la même du Pôle à l'Equateur, et s'il est vrai que la faune est plus nombreuse et plus variée sur les côtes, il n'en est pas moins vrai que l'on trouve des animaux marins en grand nombre jusqu'à plusieurs milliers de kilomètres des côtes et depuis la surface jusqu'à la profondeur énorme ds 5000 à 8000 m. La nature du milieu marin, qui est dans un mouvement incessant sous l'influence des marées et des courants, fait que la distribution des animaux marins est comparable à celle des oiseaux et des insectes et non à celle des animaux terrestres ou d'eau douce. On sait que les animaux marins, même les plus sédentaires à l'âge adulte, naissent sous forme de larves nageuses qui se laissent facilement entraîner par les courants : il en résulte que la plupart des espèces ont une répartition géographique très vaste et que les régions fondées sur l'étude de cette répartition sont beaucoup plus étendues et moins bien caractérisées que celles qui se rapportent à la distribution des animaux sur les continents.
Faune pélagique.
On désigne sous ce nom, par opposition à la faune littorale, la faune qui vit en pleine mer et généralement à une faible profondeur, bien qu'il n'y ait aucune limite nettement tracée.
Tous les animaux pélagiques sont des types essentielment nageurs, ou tout au moins capables de flotter à la surface ou entre deux eaux, en se laissant entraîner par les courants (V. ci-après § Plancton). Les plus caractéristiques de ces animaux pélagiques sont les Cétacés (Baleines, Dauphins), un grand nombre de Poissons surtout carnivores tels que les Requins, les Daurades, les Poissons-Pilotes (Naucrates), les Poissons-Volants, les Poissons-Lunes (Lampris), les Espadons, les Maquereaux, etc.; parmi les Crustacés, les Schizopodes, les Amphipodes et les Copépodes qui vivent en troupes innombrables et constituent en grande partie la nourriture des Mammifères et des Poissons pélagiques; parmi les Tuniciers et les Mollusques, les Salpes, les Pyrosornes, tous les Ptéropodes, beaucoup de Gastéropodes (Atlanta, Janthina, Glaucus), les Céphalopodes et particulièrement les plus grands d'entre eux; parmi les Coelentérés, les Méduses, les Siphonophores, les Physalies, etc.; enfin les Radiolaires, les Foraminifères et d'autres Protozoaires microscopiques montrent la richesse de cette faune. Les insectes eux-mêmes y sont représentés par les Halobates, Hémiptères marins analogues aux Gerris des étangs et que l'on voit, dans la mer des Moluques, flotter au milieu des Méduses, à une grande distance de toute terre.
A ces animaux adultes viennent se joindre, comme nous l'avons dit, les larves de la plupart des animaux qui vivent sédentaires ou fixés dans la zone littorale. Les Poissons eux-mêmes présentent dans leur jeune âge des formes larvaires adaptées à la vie pélagique et souvent très différentes de la forme adulte. Telle est la Baudroie (Lophius piscatorius), Poisson lourd et difforme, qui vit ordinairement dans la zone littorale où il attend sa proie au passage, à demi-enfoncé darts la vase. Mais au sortir de l'oeuf, la jeune Baudroie a présenté une forme beaucoup plus légère munie de larges nageoires semblables aux ailes d'un papillon, elle a mené une vie active et aventureuse au milieu de la faune pélagique. Un grand nombre de Poissons pondent leurs oeufs en pleine mer, pendant la nuit, sous forme de longs rubans gélatineux qui flottent à la surface. Ce n'est qu'au bout de quelques semaines qu'ils se rapprochent des côtes : c'est ce qui explique pourquoi les formes jeunes de certains Poissons, d'ailleurs très communs (Harengs, Sardines, etc.), sont restées si longtemps inconnues des pêcheurs et des naturalistes.
D'autres représentants plus étranges de la faune pélagique sont les Leptocéphales, singuliers Poissous allongés en forme de ruban grêle et transparent, à tête très petite, à squelette cartilagineux, toujours dépourvus d'organes reproducteurs, et qui sont longtemps restés problématiques aux yeux des ichthyologistes. On sait aujourd'hui que ce sont des formes larvaires de Muraenidae (Congres, Anguilles), qui vivent à l'âge adulte sur les côtes et dans les fleuves (Grassi).
La plupart des organismes pélagiques sont nocturnes, en ce sens qu'ils s'enfoncent à une profondeur variable pendant le jour et ne viennent à la surface que pendant la nuit. C'est ainsi, du moins, que les choses se passent dans la zone intertropicale, et pendant l'été, dans les régions tempérées, plus rapprochées des pôles. D'ailleurs, l'influence de la température de l'air échaudé par le soleil ne se fait sentir que dans les couches les plus superficielles de la mer; même dans la zone équatoriale où la température de la surface s'elève à 30°C, cette chaleur cesse de se faire sentir déjà entre 100 et 200 m de profondeur, suivant les localités et la pureté du ciel. Les courants froids venus des pôles et qui glissent sous cette couche surchauffée, s'y mélangeant peu à peu, contribuent à régulariser la température du milieu marin. Cette température varie très peu dans les grandes profondeurs ou elle reste toujours voisine de 0°C, ne subissant que des oscillations insignifiantes sous l'influence des saisons. Pour vivre presque constamment dans un milieu à température égale, il suffit donc aux animaux marins d'un déplacement presque insignifiant dans le sens vertical, et ce déplacement est quelquefois nécessité par le besoin de chercher la nourriture. C'est ainsi que, dans le golfe de Gascogne, on a pêché au large, par de faibles profondeurs, des Germons (Thynnus alalonga) dont l'estomac était rempli d'Amphipodes (Brachyscelus crusculum, Phrosima semiluna), qui ne viventque sur lies grands fonds, par 4000 m de profondeur. Dès qu'on se rapproche des côtes, ces Amphipodes disparaissent et les Germons n'ont plus que des poissons dans l'estomac.
Plancton.
Si les grands animaux de la faune pélagique vivent en se dévorant les uns les autres, il n'en existe pas moins, dans les océans, une substance spéciale qui doit être considérée comme servant de base à la nourriture des animaux pélagiques: cette substance est désignée sous le nom de Plancton. Comme son nom l'indique (plankton, en grec, matière errante), le Plancton est cette poussière vivante qui flotte au gré des courants et des vagues et que l'on peut recueillir au filet fin lorsqu'on promène cet engin à la surface ou à des profondeurs variées. Dans le filet, cette poussière accumulée forme une sorte de purée plus ou moins épaisse. Examinée au microscope, on y distingue une foule d'Algues microscopiques (Diatomées, Desmidiées, Péridiniacées, etc.), et des animaux du groupe des Protozoaires (Foraminifères, Radiolaires, etc.). La direction que suit le Plancton est indépendante de la volonté des organismes qui le composent: c'est là son caractère essentiel. Mais avec ce Plancton, le filet fin ramène presque toujours une grande quantité de petits Crustacés, de Mollusques, d'Acalèphes et surtout de larves de ces animaux qui suivent le Plancton pour s'en nourrir, et qui deviennent à leur tour la proie des Cétacés et des Poissons.
Haeckel a distingué du véritable Plancton ou Haliplancton : 1° le Necton formé par las animaux qui nagent et peuvent lutter contre le courant; 2° le Benthos (du grec profondeur) formé par les animaux qui rampent sur le fond ou s'y fixent d'une façon plus ou moins durable. C'est surtout sous forme de larves que ces deux derniers groupes contribuent à former le Plancton. Quant à la poussière organisée qui tombe dans les grandes profondeurs (au delà de 400 m), elle est presque toujours morte et constitue des dépôts stratifiés comparables aux couches fossiles : c'est ainsi que se sont formées, au fond des mers, dans la suite des temps géologiques, ces puissantes assises calcaires que l'on exploite aujourd'hui sous forme de pierre à bâtir.
A ce point de vue, on peut distinguer dans la mer trois régions : 1° la zone pélagique, allant de la surface à la limite de pénétration de la lumière solaire en plein jour : elle comprend du Plancton et du Necton et se caractérise par son abondance en végétaux microscopiques; 2° la zone néritique qui va de la côte à environ 4000 m; elle comprend surtout du Benthos et sa faune est très variable suivant les localités; la zone abyssale, qui s'étend jusqu'aux grandes profondeurs, faisant suite à la précédente et qui comprend du Benthos et du Necton. C'est lorsque le Plancton, entraîné par les courants, est poussé sur les côtes, que les bancs de Sardines qui s'en nourrissent se montrent à sa suite : l'estomac de ces poissons est rempli de Péridiniens, végétaux microscopiques qui entrent pour une large part, comme nous l'avons dit, dans la composition du Plancton.
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